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Mardi 13 septembre. La faune bourgeoise a envahi la morgue principale de Brazzaville pour la levée de corps de l’un des siens. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est ici, à la morgue, que les poitrines fatiguées ou flasques, que les corps esquintés par le tracteur de l’hydroquinone, renaissent. Que des décolletés déroutants ! « Dieu est mort. Alors tout est permis. » Dostoïevski et Nietzsche avaient vu juste. Après tout, l’humilité n’est qu’un affluent de ce grand fleuve qu’est l’orgueil. Ce qui doit être un lieu de recueillement est en réalité, à Brazzaville, une sorte de montée des marches cannoises. Chacune n’y vient que pour exhiber ses rondeurs ou sa poitrine. Oui, faire fantasmer est le premier des objectifs.
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